Calendrier, agenda et café sur un bureau — organiser le plan d'action après un diagnostic TDAH ou TSA

Conseils & ressources

Votre enfant vient d’être diagnostiqué TDAH ou TSA : le plan d’action

Six étapes concrètes pour transformer le diagnostic en plan d’action — avec les démarches et ressources du Doubs et de Besançon.

Le diagnostic est tombé : votre enfant a un TDAH ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Vous ressentez peut-être un mélange étrange — un soulagement d’avoir enfin des mots, et en même temps un vertige : « Et maintenant, on fait quoi ? ». C’est exactement la bonne question. Le diagnostic n’est pas une fin, c’est un point de départ. Et la suite se construit étape par étape.

Voici un plan d’action clair, dans un ordre logique, avec les démarches concrètes à mener à Besançon et dans le Doubs. Vous n’avez pas à tout faire en une semaine : avancez à votre rythme, une étape après l’autre.

Rappel important : chaque enfant est différent. Ce plan est un repère général, pas une ordonnance. Les décisions médicales reviennent toujours à l’équipe qui suit votre enfant.

Étape 1 — Accueillir vos émotions (et celles de votre enfant)

Avant les démarches, il y a vous. Recevoir un diagnostic remue : culpabilité, soulagement, inquiétude pour l’avenir, parfois colère. Tout cela est normal et n’enlève rien à vos compétences de parent. Donnez-vous le droit de digérer. Côté enfant, adaptez vos mots à son âge : un diagnostic n’est pas une étiquette qui le définit, c’est une clé de compréhension de son fonctionnement, qui va permettre de mieux l’aider.

Étape 2 — Comprendre le trouble (la psychoéducation)

On accompagne mieux ce que l’on comprend. Documentez-vous à des sources fiables sur le fonctionnement spécifique de votre enfant : ce qui relève du trouble, ce qui se travaille, ce qui devient même un atout bien accompagné. La Haute Autorité de Santé place la psychoéducation — cette information structurée destinée à l’enfant et à ses parents — parmi les interventions de première intention dans le TDAH (recommandations HAS 2024).

Pour des guides complets par trouble (TDAH, autisme, DYS, HPI), le site partenaire Ma Tribu Atypique est une bonne base de lecture, écrite pour les parents.

Étape 3 — Mettre en place les suivis nécessaires

Le médecin qui a posé le diagnostic vous indique les suivis adaptés. Selon les besoins, cela peut associer plusieurs professionnels : orthophoniste (langage, troubles « dys »), psychomotricien (coordination, agitation), ergothérapeute (geste, écriture, autonomie), neuropsychologue (bilan cognitif), psychologue (soutien émotionnel). Pour le TDAH, un traitement médicamenteux peut être proposé en complément, selon la gravité — c’est une décision médicale, jamais obligatoire.

Anticipez les délais : en libéral comme en CMP, les listes d’attente sont parfois longues. Inscrivez votre enfant tôt, quitte à réorganiser ensuite.

Étape 4 — Faire le lien avec l’école

L’école est un terrain clé. Plusieurs dispositifs existent, et il est important de ne pas les confondre :

  • Le PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) : des aménagements pédagogiques (tiers-temps, supports adaptés…) décidés au sein de l’école, sans passer par la MDPH. Adapté notamment aux troubles « dys ».
  • Le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) : pour les situations reconnues « handicap », il est mis en place via la MDPH et suivi par l’enseignant référent. Il peut ouvrir droit à une aide humaine (AESH) ou à du matériel adapté.
  • L’équipe éducative et, si un PPS existe, l’Équipe de Suivi de Scolarisation (ESS) : des réunions où parents, enseignants et professionnels coordonnent les actions.

Préparer ces réunions et formuler les bonnes demandes fait souvent toute la différence. C’est l’un des points sur lesquels je peux vous épauler dans mon accompagnement TND.

Étape 5 — Le dossier MDPH du Doubs

Si la situation le justifie, vous pouvez déposer une demande à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) du Doubs (13-15 rue de la Préfecture, 25043 Besançon cedex). Le dossier peut ouvrir droit, selon l’évaluation, à l’AEEH (Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé), à une aide humaine AESH, à un PPS ou à du matériel adapté.

Bon à savoir sur les délais : passé un délai de 4 mois sans réponse de la MDPH, l’absence de réponse vaut refus (refus implicite), ce qui ouvre la possibilité d’un recours — en pratique, l’instruction prend souvent plusieurs mois. D’où un conseil simple : déposez votre demande très en avance (par exemple dès l’hiver pour la rentrée scolaire suivante).

Le dossier se monte en ligne ou par formulaire, accompagné d’un certificat médical de moins d’un an. Détails et démarches sur mdph.doubs.fr.

Le dossier MDPH est souvent vécu comme une montagne administrative. Vous n’êtes pas obligé de le remplir seul : faites-vous aider pour décrire le retentissement au quotidien, qui est justement ce que la MDPH évalue.

Étape 6 — Organiser le quotidien à la maison

C’est l’étape qu’on oublie souvent, alors qu’elle conditionne tout le reste. Les bilans et rééducations agissent sur des fonctions précises ; mais les matins, les devoirs, le coucher, les crises et la vie de fratrie se jouent à la maison, tous les jours. Mettre en place des routines visuelles, anticiper les transitions, désamorcer les crises avant l’explosion, ajuster sa posture parentale : ce sont des compétences qui s’apprennent et se testent.

C’est le cœur de mon métier d’éducatrice spécialisée. L’accompagnement éducatif TDAH et le soutien à la parentalité visent précisément à vous outiller, puis à vous rendre autonomes, à votre rythme.

Les ressources locales à connaître

  • CRA Franche-Comté (Centre Ressources Autisme), au CHU de Besançon, 3 rue Victor Sellier — information, conseil et orientation autour de l’autisme : cra-franchecomte.fr.
  • MDPH du Doubs — droits, AEEH, PPS, AESH : mdph.doubs.fr.
  • CMP / CMPP du secteur bisontin — suivis pluridisciplinaires.
  • Associations de parents (groupes de parole, ateliers) — un soutien précieux pour ne pas rester isolé.

Votre plan d’action en un coup d’œil

  1. Accueillir ses émotions, expliquer le diagnostic à l’enfant avec ses mots.
  2. Se documenter sur le trouble (psychoéducation).
  3. Mettre en place les suivis prescrits, sans tarder à cause des délais.
  4. Contacter l’école : PAP, PPS, équipe éducative.
  5. Déposer le dossier MDPH du Doubs en avance.
  6. Structurer le quotidien à la maison (routines, crises, posture).

Questions fréquentes

Faut-il obligatoirement déposer un dossier MDPH après un diagnostic ?

Non. La MDPH n’est utile que si vous avez besoin de droits ou d’aides spécifiques (AEEH, AESH, PPS, matériel). Pour de simples aménagements pédagogiques, un PAP décidé avec l’école peut suffire, sans passer par la MDPH.

Combien de temps prend un dossier MDPH dans le Doubs ?

Passé un délai de 4 mois sans réponse de la MDPH, l’absence de réponse vaut refus (refus implicite), ce qui ouvre la possibilité d’un recours — en pratique, l’instruction prend souvent plusieurs mois. Mieux vaut déposer la demande très en avance, par exemple dès l’hiver pour la rentrée suivante.

Mon enfant est sous traitement : un accompagnement éducatif est-il quand même utile ?

Oui, et c’est même complémentaire. Le traitement agit sur certains symptômes ; l’accompagnement éducatif travaille les routines, l’organisation, la gestion des crises et la posture parentale. Selon la HAS, c’est souvent la combinaison qui est la plus efficace.

Une première séance pour poser le plan d’action

1 heure pour faire le point sur la situation et prioriser les prochaines étapes, ensemble.

Me contacter

📍 Cabinet — Franois 25770 (8 km de Besançon) · 🎥 Visio France

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *